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Interview Shy'm pour son single : Femme de couleur (album)(01/10/2006)
Dans Femme de couleur, son premier single sorti le 25 septembre, la jeune Shy'M évoque sa fierté d'être métisse. Les chansons de son album Mes fantaisies, dans les bacs le 30 octobre, ont été écrites par K-maro et parlent surtout d'amour, de passion et d'espoir... Entretien avec une étoile montante du R'n B français, passionnée depuis toujours par la danse et le chant.
Dans Femme de couleur, son premier single sorti le 25 septembre, la jeune Shy'M évoque sa fierté d'être métisse. Les chansons de son album Mes fantaisies, dans les bacs le 30 octobre, ont été écrites par K-maro et parlent surtout d'amour, de passion et d'espoir... Entretien avec une étoile montante du R'n B français, passionnée depuis toujours par la danse et le chant.
Comment s'est passée la rencontre avec K-maro ?
Au cours de mes démarches auprès des maisons de disques, je suis allée chez Warner, et j'ai laissé une maquette... K-maro est passé un jour, il a dû voir ma photo et écouter quelques titres : il a désiré me rencontrer. On s'est rencontré dans un studio à Paris et il m'a fait chanter. Il a écouté mes maquettes sous toutes leurs formes : les prod, les mixs, les voix... Il a ensuite vraiment voulu m'entendre chanter en direct, en vrai devant lui. Il a écouté ma technique, ma voix, mon mental... Ca a duré une heure et demie, et trois jours après je partais à Montréal. Ca a été très très rapide... En fait, il recherchait une chanteuse depuis un certain temps, et il a trouvé en moi les critères qu'il cherchait...Comme il l'explique, c'est un tout ; la voix, le physique, le charisme, plein de choses qu'il a retrouvées en moi.
Comment avez-vous écrit les textes de tes chansons ?
En fait, c'était assez délicat, car on ne se connaissait pas avant, et écrire un titre ou deux pour un artiste c'est faisable, mais tout un album c'est plus compliqué ! Je voulais que ce soit quelque chose de vrai et de ressenti, et je voulais pouvoir les interpréter comme si c'était mes propres mots, comme si je les avais écrits... Je lui ai dit les thèmes que je voulais aborder et lui a proposé les mots, tout simplement. Je lui ai dit que je voulais parler de l'amour, de la famille, de l'amour de la danse et de la musique... Il a d'abord appris à me connaître, il a cerné ma façon de parler, ma sensibilité, puis il a commencé à écrire quelques textes. Il me les a fait lire, et quand il y avait des choses qui n'allaient pas, des mots que je n'aurais pas employés, par exemple, il changeait...
On entend beaucoup ton titre Femme de couleur en ce moment... Est-ce que tu peux nous parler des autres chansons de ton album ? (thèmes...)
Oui... Déjà l'amour est un thème inépuisable et incontournable dans le R'n B... Et je suis jeune, j'ai 20 ans, alors l'amour est un thème présent dans ma vie. Après j'ai vraiment essayé avec K-maro de sortir du cliché ; je lui ai dit que je voulais que les thèmes aient une certaine profondeur et pas que ce soit "je t'aime - tu m'aimes - tu me quittes - on se quitte"... Donc dans mes chansons, ce sont des mises en application ; un proche qui part sans qu'on sache pourquoi, une disparition, l'amour des proches, la passion... Après c'est la façon d'écrire qui change ; l'amour est un thème assez banal dont tout le monde parle, tout dépend de la façon dont c'est écrit.
Comment s'appelle ton deuxième titre ?
Oublie-moi (rires). Encore un thème mec-fille, mais sous une autre facette. Le thème est assez simple, dans le sens où je parle à un mec en lui disant que je ne suis pas une fille naïve et facile, et qu'il ne m'aura pas comme ça avec ses allures de macho. Le texte est écrit avec originalité, et le clip aussi va marquer cette différence.
Quel est le message que tu veux passer aux gens qui t'écoutent ?
Il y a beaucoup de messages... Dans Femme de couleur, c'est le métissage. J'ai des cousines qui, quand elles étaient petites n'arrivaient pas à comprendre le fait d'avoir un papa blanc et une maman noire (ou l'inverse), et à l'école, les camarades te posent la question, et toi tu ne te trouves pas. C'est une phase de recherche en fait, tu ne sais pas si tu dois appartenir à tel ou tel parent. C'est assez compliqué, mais je sais que dans ma famille il y a beaucoup de cas comme ça, moi je ne l'ai pas ressenti. Ce titre-là montre donc que je suis fière de mon métissage ; c'est deux cultures, deux pays à visiter... Je l'ai toujours véhiculé comme une fierté. Dans les autres chansons, je fais part d'histoires que j'ai vécues. Au final, c'est un album dans l'ensemble positif. C'est un message d'espoir ; aller jusqu'au bout de ses envies, dans la réussite et dans l'amour.
Qu'est-ce que la notoriété a changé dans ta vie pour le moment ?
Bizarrement, pour l'instant, ça n'a pas changé grand-chose... Le clip passe beaucoup à la télé, mais dans la vie de tous les jours je suis assez simple, assez sobre, tout le temps en baskets... C'est vrai qu'il y a certaines personnes qui me reconnaissent dans la rue depuis deux ou trois semaines, et c'est assez plaisant. Ils ne savent pas encore prononcer bien mon nom, c'est marrant. Ils viennent me voir assez simplement, assez intimidés en me demandant une photo ou un autographe, mais c'est assez calme pour le moment : je me balade dans le métro et dans les magasins sans problème...
As-tu des dates de concerts de prévues ?
On en a déjà fait pas mal pour la promo en Belgique, dans le sud et en Corse et à Lyon... Là ce sont les plateaux télé qui vont se mettre en place, comme le Hit Machine. J'ai fait Canal J, Kawaï...
J'ai lu dans un article que tu étais timide, est-ce que tu as le trac avant de rentrer sur scène ?
Forcément et je l'ai dix fois plus qu'un autre parce qu'en plus je débute. Comme je le disais, j'ai mûri, j'ai grandi, donc la timidité ne se manifeste pas de la même façon, elle est intérieure. Je suis exigeante envers moi-même à un point inimaginable ; je ne m'accorde aucune erreur et je veux donner la meilleure prestation possible. Je ressens un stress pas possible, c'est même pas du stress, le mot n'est pas assez fort... J'ai le c½ur qui bat, les mains moites, envie d'aller faire pipi tout le temps la totale ! (rires) Heureusement, je suis accompagnée de mes danseurs qui me soutiennent, il y a un effet de groupe. Je pense que tout artiste a une montée d'adrénaline avant de monter sur scène, mais c'est un bon stress, mais il ne faut pas que ce stress pénalise bien sûr, il faut savoir le gérer et le transformer en quelque chose de positif, en une énergie.
As-tu un conseil à donner aux jeunes qui rêvent d'être chanteur ?
C'est bizarre cette question ça parce que tout à l'heure j'ai croisé dans la rue un garçon qui est venu timidement me demander si c'était bien moi, et qui me disait que lui aussi s'était lancé dans la musique, mais que ça n'avait pas marché... Le conseil que je peux donner c'est qu'il faut déjà que la passion soit vraiment sincère... Il ne faut pas faire ça pour les paillettes, les photos et les autographes, sinon ce sera éphémère.
Le revers de la médaille, c'est qu'il y a beaucoup de travail, et ça les gens ne le savent pas forcément. Je pense qu'avec la passion on peut surpasser plein de choses, et moi c'est vraiment quelque chose d'intérieur que je ressens depuis toute petite, je n'ai pas fait ça pour la gloire. J'ai toujours eu envie de le faire et si je ne l'avais pas fait, j'aurais été frustrée toute ma vie.
Si vous avez une passion, que ce soit la danse, la peinture, le violon, les voyages, la cuisine, n'importe quelle passion, il faut vraiment tenter sa chance et aller jusqu'au bout. Il faut tenter, aller au bout de ses envies, mais tout de même avoir un bagage. Moi-même, avant de me lancer j'ai passé mon bac, car avec je peux reprendre mes études si j'ai envie. Mais si je n'avais pas tenté, j'aurais vraiment été malheureuse.
Au cours de mes démarches auprès des maisons de disques, je suis allée chez Warner, et j'ai laissé une maquette... K-maro est passé un jour, il a dû voir ma photo et écouter quelques titres : il a désiré me rencontrer. On s'est rencontré dans un studio à Paris et il m'a fait chanter. Il a écouté mes maquettes sous toutes leurs formes : les prod, les mixs, les voix... Il a ensuite vraiment voulu m'entendre chanter en direct, en vrai devant lui. Il a écouté ma technique, ma voix, mon mental... Ca a duré une heure et demie, et trois jours après je partais à Montréal. Ca a été très très rapide... En fait, il recherchait une chanteuse depuis un certain temps, et il a trouvé en moi les critères qu'il cherchait...Comme il l'explique, c'est un tout ; la voix, le physique, le charisme, plein de choses qu'il a retrouvées en moi.
Comment avez-vous écrit les textes de tes chansons ?
En fait, c'était assez délicat, car on ne se connaissait pas avant, et écrire un titre ou deux pour un artiste c'est faisable, mais tout un album c'est plus compliqué ! Je voulais que ce soit quelque chose de vrai et de ressenti, et je voulais pouvoir les interpréter comme si c'était mes propres mots, comme si je les avais écrits... Je lui ai dit les thèmes que je voulais aborder et lui a proposé les mots, tout simplement. Je lui ai dit que je voulais parler de l'amour, de la famille, de l'amour de la danse et de la musique... Il a d'abord appris à me connaître, il a cerné ma façon de parler, ma sensibilité, puis il a commencé à écrire quelques textes. Il me les a fait lire, et quand il y avait des choses qui n'allaient pas, des mots que je n'aurais pas employés, par exemple, il changeait...
On entend beaucoup ton titre Femme de couleur en ce moment... Est-ce que tu peux nous parler des autres chansons de ton album ? (thèmes...)
Oui... Déjà l'amour est un thème inépuisable et incontournable dans le R'n B... Et je suis jeune, j'ai 20 ans, alors l'amour est un thème présent dans ma vie. Après j'ai vraiment essayé avec K-maro de sortir du cliché ; je lui ai dit que je voulais que les thèmes aient une certaine profondeur et pas que ce soit "je t'aime - tu m'aimes - tu me quittes - on se quitte"... Donc dans mes chansons, ce sont des mises en application ; un proche qui part sans qu'on sache pourquoi, une disparition, l'amour des proches, la passion... Après c'est la façon d'écrire qui change ; l'amour est un thème assez banal dont tout le monde parle, tout dépend de la façon dont c'est écrit.
Comment s'appelle ton deuxième titre ?
Oublie-moi (rires). Encore un thème mec-fille, mais sous une autre facette. Le thème est assez simple, dans le sens où je parle à un mec en lui disant que je ne suis pas une fille naïve et facile, et qu'il ne m'aura pas comme ça avec ses allures de macho. Le texte est écrit avec originalité, et le clip aussi va marquer cette différence.
Quel est le message que tu veux passer aux gens qui t'écoutent ?
Il y a beaucoup de messages... Dans Femme de couleur, c'est le métissage. J'ai des cousines qui, quand elles étaient petites n'arrivaient pas à comprendre le fait d'avoir un papa blanc et une maman noire (ou l'inverse), et à l'école, les camarades te posent la question, et toi tu ne te trouves pas. C'est une phase de recherche en fait, tu ne sais pas si tu dois appartenir à tel ou tel parent. C'est assez compliqué, mais je sais que dans ma famille il y a beaucoup de cas comme ça, moi je ne l'ai pas ressenti. Ce titre-là montre donc que je suis fière de mon métissage ; c'est deux cultures, deux pays à visiter... Je l'ai toujours véhiculé comme une fierté. Dans les autres chansons, je fais part d'histoires que j'ai vécues. Au final, c'est un album dans l'ensemble positif. C'est un message d'espoir ; aller jusqu'au bout de ses envies, dans la réussite et dans l'amour.
Qu'est-ce que la notoriété a changé dans ta vie pour le moment ?
Bizarrement, pour l'instant, ça n'a pas changé grand-chose... Le clip passe beaucoup à la télé, mais dans la vie de tous les jours je suis assez simple, assez sobre, tout le temps en baskets... C'est vrai qu'il y a certaines personnes qui me reconnaissent dans la rue depuis deux ou trois semaines, et c'est assez plaisant. Ils ne savent pas encore prononcer bien mon nom, c'est marrant. Ils viennent me voir assez simplement, assez intimidés en me demandant une photo ou un autographe, mais c'est assez calme pour le moment : je me balade dans le métro et dans les magasins sans problème...
As-tu des dates de concerts de prévues ?
On en a déjà fait pas mal pour la promo en Belgique, dans le sud et en Corse et à Lyon... Là ce sont les plateaux télé qui vont se mettre en place, comme le Hit Machine. J'ai fait Canal J, Kawaï...
J'ai lu dans un article que tu étais timide, est-ce que tu as le trac avant de rentrer sur scène ?
Forcément et je l'ai dix fois plus qu'un autre parce qu'en plus je débute. Comme je le disais, j'ai mûri, j'ai grandi, donc la timidité ne se manifeste pas de la même façon, elle est intérieure. Je suis exigeante envers moi-même à un point inimaginable ; je ne m'accorde aucune erreur et je veux donner la meilleure prestation possible. Je ressens un stress pas possible, c'est même pas du stress, le mot n'est pas assez fort... J'ai le c½ur qui bat, les mains moites, envie d'aller faire pipi tout le temps la totale ! (rires) Heureusement, je suis accompagnée de mes danseurs qui me soutiennent, il y a un effet de groupe. Je pense que tout artiste a une montée d'adrénaline avant de monter sur scène, mais c'est un bon stress, mais il ne faut pas que ce stress pénalise bien sûr, il faut savoir le gérer et le transformer en quelque chose de positif, en une énergie.
As-tu un conseil à donner aux jeunes qui rêvent d'être chanteur ?
C'est bizarre cette question ça parce que tout à l'heure j'ai croisé dans la rue un garçon qui est venu timidement me demander si c'était bien moi, et qui me disait que lui aussi s'était lancé dans la musique, mais que ça n'avait pas marché... Le conseil que je peux donner c'est qu'il faut déjà que la passion soit vraiment sincère... Il ne faut pas faire ça pour les paillettes, les photos et les autographes, sinon ce sera éphémère.
Le revers de la médaille, c'est qu'il y a beaucoup de travail, et ça les gens ne le savent pas forcément. Je pense qu'avec la passion on peut surpasser plein de choses, et moi c'est vraiment quelque chose d'intérieur que je ressens depuis toute petite, je n'ai pas fait ça pour la gloire. J'ai toujours eu envie de le faire et si je ne l'avais pas fait, j'aurais été frustrée toute ma vie.
Si vous avez une passion, que ce soit la danse, la peinture, le violon, les voyages, la cuisine, n'importe quelle passion, il faut vraiment tenter sa chance et aller jusqu'au bout. Il faut tenter, aller au bout de ses envies, mais tout de même avoir un bagage. Moi-même, avant de me lancer j'ai passé mon bac, car avec je peux reprendre mes études si j'ai envie. Mais si je n'avais pas tenté, j'aurais vraiment été malheureuse.
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